Sanglant : Nick perd la tête !

Je ne prêche pas l’amour aux sourds d’esprit, alors tendez l’oreille à l’histoire que je m’apprête à vous conter.

Lanceuse d’alerte trop longtemps moquée, voilà des mois que je crie sous tous les toits : il se passe quelque chose entre Nick-Quasi-Sans-Tête et le Baron Sanglant ! Et c’est justement l’édition de notre magnifique *Gryff’Time*, consacrée à l’amour toxique, qui me donne enfin l’occasion de m’y pencher sérieusement. Loupe à la main, trench de détective sur le dos, c’est à la manière du Professeur Layton ou du Détective Conan que je me suis élancée dans l’investigation du plus grand secret que cachent les murs de Poudlard.

À vrai dire, Poudlard n’a jamais manqué de couples étranges. On disait, par exemple, du vieux professeur Tal Moundine qu’il avait eu une fille avec Priscilla Winters, ou même que Denis le Troll était lié à Smelly… Ou était-ce avec Caelan Springs ? Les histoires d'amour pédouziennes étaient compliquées, bizarres, mais tout le monde y trouvait son amusement, surtout lorsque Astoria Hopecricks en mourrait de colère.

Pour autant, personne ne pensait jamais à interroger ceux qui connaissent tout de l’intérieur : les fantômes, gardiens des maisons et témoins silencieux des secrets de l’école. Et pour cause ! S’ils savaient ! Les fantômes avaient toujours été du genre à se retrouver dans des situationships complexes, leur immatérialité faisant pâlir les quelques courageux humains qui osaient s’y intéresser. Par conséquent, les romances entre fantômes se multipliaient, dans un amour où la mort ne sépare plus.

Mes premiers doutes se formèrent alors que je me rendais à l’anniversaire de mort de notre très cher Nicolas. L’ambiance y était sinistre, et les fantômes nombreux ; certains venaient même de Russie pour célébrer le Doomsday de Mimsy-Porpington ! Enfin, c’était ce que j’avais déduit après avoir aperçu une certaine Tchaïviev passer dans le couloir. Après avoir félicité notre fantôme pour l’atmosphère glaciale qu’il avait instaurée à la fête, je m’étais brièvement éclipsée pour tenter, en vain, de me servir du jus. En revenant dans la salle, quelle ne fut pas ma surprise de voir le Baron Sanglant (toujours invité à ces fêtes et y venant systématiquement, alors même qu’il ne parlait à personne d’autre que Nick) en train de consoler le fantôme des Gryffondor au sujet de son énième refus au Club des Chasseurs sans Tête ?

C’est à partir de ce moment-là que je me suis aperçue de quelque chose… Le Baron Sanglant et Nick-Quasi-Sans-Tête ne perpétuent pas la bête rivalité entre Gryffondor et Serpentard. Ils sont même… amis ! Traînant ensemble lors des patrouilles de couloirs, criant de concert sur Peeves lorsque ce dernier tentait d’embêter quelques premières années, s’offrant des cadeaux macabres pour leurs anniversaires respectifs… Tout cela s’expliquait sans doute par le fait qu’ils étaient tous deux des éminents fantômes du château : les grands esprits se rejoignent toujours. Ou alors, Nick avait été le seul à vouloir approcher le Baron Sanglant : ce dernier ayant bien tué la Dame Grise, et possédant des vues très différentes de celles du Moine Gras, qui avait tendance à ne pas lui adresser la parole en dehors du nécessaire (#girlgirls).

Conséquemment, Nick était bien son seul ami. J’irais même jusqu’à dire… amis, et peut-être plus, aux yeux du cher Sir Nicholas ! N’avez‑vous pas remarqué les yeux de notre très cher fantôme briller à chaque conversation avec le Baron ? Et la parcelle de peau tenant sa tête, particulièrement fine, lorsqu’il souhaite lui montrer ses tours ? Quoi, comment ça, je me fais des films... ? 

Enfin, ces spéculations de côté, une chose reste certaine. Je ne pense pas le Baron Sanglant prêt pour une nouvelle histoire d’amour, vu la fin de la première.

Mais tout cela reste histoire à suivre...

 

 

 

 

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