La Saint-Valentin
Par Anthea le jeudi 27 février 2025, 15:00 - Gryff'Time n° 128 - Lien permanent

Ah, la Saint-Valentin ! Cette journée bénie – ou maudite, selon votre statut amoureux – où les fleuristes font fortune, où les chocolats disparaissent plus vite qu’un texto en "vu", et où les célibataires oscillent entre fierté assumée et overdose de comédies romantiques. Mais au-delà des cœurs en papier, des dîners aux chandelles et des déclarations plus ou moins inspirées, d’où vient cette fête et pourquoi continue-t-on à la célébrer ? Accrochez-vous, on remonte le temps !
Une histoire (presque) romantique
Tout commence dans la Rome antique, où les Romains célébraient les Lupercales les 13, 14 et 15 février. Une joyeuse fête païenne mêlant sacrifices d’animaux, rites de fertilité et… courses à moitié nus dans les rues. Pas exactement le cadre rêvé pour un dîner romantique, on vous l’accorde.
C’est là que Valentin entre en scène. Ou plutôt les Valentins, car plusieurs saints du même nom auraient existé. Le plus célèbre aurait été un prêtre qui, sous l’Empire romain, mariait des couples en secret, défiant ainsi l’empereur Claude II, qui préférait envoyer ses soldats à la guerre plutôt qu’à l’église. Résultat ? Hop, décapité le 14 février, et quelques siècles plus tard, l’Église récupère l’histoire pour christianiser les Lupercales. Exit les courses en slip de cuir, place à une célébration plus "propre" de l’amour.
Chaucer, Shakespeare et le marketing moderne
Pendant le Moyen Âge, l’association de la Saint-Valentin à l’amour courtois se renforce grâce aux poètes, notamment Geoffrey Chaucer (oui, le même gars qui a écrit Les Contes de Canterbury). Il évoque la Saint-Valentin comme le jour où les oiseaux choisissent leur partenaire, ce qui a inspiré l'idée d’en faire une fête romantique.
Au XIXe siècle, on commence à s’échanger des cartes de vœux (merci l’imprimerie !), et au XXe siècle, les fleuristes, chocolatiers et bijoutiers flairent le filon. Aujourd’hui, la Saint-Valentin est une fête commerciale incontournable, générant des milliards d’euros de dépenses… et quelques crises de couple si l’oubli du cadeau se produit.
Saint-Valentin : pour qui, pourquoi ?
• Les romantiques convaincus : Ceux qui envoient des lettres parfumées, organisent des surprises et déclament des poèmes dignes de Victor Hugo.
• Les pragmatiques : "Bon, c’est une tradition, on va au resto et on offre une rose, ça passe."
• Les rebelles : "Pff, fête commerciale ! Moi, je célèbre l’amour tous les jours !" (mais qui secrètement seraient contents de recevoir un petit chocolat).
• Les célibataires : Certains revendiquent la Saint-Solo, d'autres préfèrent ignorer la date… sauf quand les réductions post-14 février permettent d’acheter des chocolats à moitié prix.
Conclusion
Saint-Valentin ou pas, l’important c’est l’amour (et le chocolat). Que vous soyez en couple, célibataire, en pleine relation compliquée avec Netflix ou en amour fusionnel avec votre chat, la Saint-Valentin, c’est surtout une excuse pour célébrer l’affection sous toutes ses formes. Alors, que vous sortiez le grand jeu ou que vous préfériez un bon film en pyjama, une chose est sûre : une boîte de chocolats n’a jamais fait de mal à personne. Bonne Saint-Valentin ! Ou, comme dirait votre compte bancaire : bonne chance.
Ecrit par Emma Carter

Commentaires
J'aurai appris plein de choses très intéressantes sur les origines de cette fête, je ne connaissais pas du tout ! Merci pour cet article Emma !