Halloween avec Nick Quasi-sans-tête
Par Alyne le mardi 1 décembre 2020, 23:01 - Gryff'Time n°91 - Lien permanent

Nick-Quasi-Sans-Tête, comme chaque soir d’Halloween, était de sortie. Le fantôme était bien connu pour « veiller » sur les Gryffondor, ou en tous cas les représenter en tant que fantôme. Alors que certains élèves faisaient le tour des bureaux en prononçant la phrase devenue culte « Des bonbons ou un sort ? », Nick n’était pas là pour ça. En réalité, il retenait même une petite larme, bien qu’il essayât de la cacher. En effet, il avait, une nouvelle fois, était refusé dans le Club des Chasseurs Sans Tête. Lui même commençait à croire que c’était peine perdue.
Le vieux fantôme errait dans le château, entendant des cris ici & là, mais refusant toujours de se montrer. Il n’était pas d’aussi bonne humeur que les enfants, et ne voulais pas leur gâcher leur soirée. C’est alors que Nick entendit des bruits de pas, des bruits de pas d’une personne qui court, et un adolescent qui semblait être âgé de 11 ans, courut vers lui. Son maquillage de vampire commençait à se dissiper sur son visage, et son costume était trop grand pour lui. Le fantôme se retint de lui dire qu’il ne faisait pas le moins du monde peur, mais le garçon prit la parole.
« Un bonbon ou un so... Oups pardon ! s’exclama-t-il en passant une main dans ses cheveux. Trop chouette votre déguisement de fantôme, on le croirait réel ! Et l’enfant repartit, toujours le sourire aux lèvres.
— On le croirait réel... » répéta le fantôme, qui lâcha un soupir.
Nick-quasi-sans-Tête continua d’errer dans les couloirs, se remémorant encore & toujours l’image du petit garçon souriant, innocent. Toujours dans ses pensées, le fantôme entendit le cri d’une personne effrayée, puis de Peeves qui se matérialisa devant lui.
« Bah alors, Nickouille, on n’est pas dans le Club des Chasseurs Sans Tête ? Oh mais, c’est pas ton anniversaire de mot ? C’est glauque quand même un "anniversaire de mort" ! » le charria son interlocuteur.
Nick chassa d’un geste de la main les paroles de Peeves, comme s’il ne suffisait que de ça pour que ça ne le blesse pas. Le spectre retint la larme qui menaçait de s’écouler, et pressa le pas – ou plutôt le flot – pour aller se cacher dans un couloir qui, d’ordinaire, était vide, il n’y avait personne. Mais, bizarrement, aujourd’hui, ce soir, un petit garçon, qui devait bien avoir 14 ans, aux cheveux châtain et aux yeux était assis dans un coin, les genoux repliés contre son torse. Ce dernier n’était même pas déguisé, il portait seulement l’uniforme de Gryffondor. L’adolescent releva la tête au passage du fantôme, qui s’arrêta.
« — Nick-quasi-sans-Tête ? demande-t-il. Vous n’êtes pas déguisé ? Enfin, vous l’êtes toujours un peu à nos yeux. Je veux dire... Vous ne fêtez pas Halloween ?
— A quoi bon ? rétorque le spectre. Je ne fais peur à personne. »
C’était, techniquement, vrai. Il ne faisait peur à personne, et se sentait totalement inférieur aux autres fantômes du château, ou même du monde entier en général.
« — Oh si, confie l’enfant. A moi, vous me faîtes peur. »
La larme de Nick tomba.
« — C’est vrai ? l’interroge le fantôme, ébahi. »
L’adolescent hoche la tête, avant de s’écarter et de tapoter la place qu’il restait à côté de lui.
« — Bien sûr. Vous voulez vous asseoir ? Enfin, au moins vous mettre à côté de moi ? »
Nick s’exécute.
« — Merci, dit-il. Juste... Pourquoi n’es-tu pas avec tous tes copains, en train de faire le tour des bureaux et de fêter halloween ?
— Non, je... J’ai peur.
— Peur de quoi ?
— J’ai peur, c’est tout. »
Étrange, voilà ce que pense le spectre. Pourtant, il le comprend, au fond de lui. Il comprend ce mioche, et perd son regard dans le vide, comme s’il espérait trouver une réponse à ses questions.
« — Et vous, que faites-vous encore au château ? Vous ne fêtez pas Halloween avec vos copains fantômes ?
— Je n’ai pas de copains fantômes. Ils n’ont pas voulu de moi, au Club des Chasseurs Sans Tête.
— Oh. Je vois. » L’enfant marque une pause. « Au début, ma maman voulait que j’aille à Durmstrang, mais ils n’ont pas voulu. Et d’ailleurs, à juste titre, au vu de toutes les peurs que j’ai. Mais, au fond, on est bien ici, n’est-ce pas ?
— Oui, confirme Nick. On est bien, ici. »
Ce n’est pas totalement vrai aux yeux du fantôme, mais, en prenant du recul, il se rendit compte qu’il était bien là-bas. Car Poudlard est sa maison.
Le vieux fantôme errait dans le château, entendant des cris ici & là, mais refusant toujours de se montrer. Il n’était pas d’aussi bonne humeur que les enfants, et ne voulais pas leur gâcher leur soirée. C’est alors que Nick entendit des bruits de pas, des bruits de pas d’une personne qui court, et un adolescent qui semblait être âgé de 11 ans, courut vers lui. Son maquillage de vampire commençait à se dissiper sur son visage, et son costume était trop grand pour lui. Le fantôme se retint de lui dire qu’il ne faisait pas le moins du monde peur, mais le garçon prit la parole.
« Un bonbon ou un so... Oups pardon ! s’exclama-t-il en passant une main dans ses cheveux. Trop chouette votre déguisement de fantôme, on le croirait réel ! Et l’enfant repartit, toujours le sourire aux lèvres.
— On le croirait réel... » répéta le fantôme, qui lâcha un soupir.
Nick-quasi-sans-Tête continua d’errer dans les couloirs, se remémorant encore & toujours l’image du petit garçon souriant, innocent. Toujours dans ses pensées, le fantôme entendit le cri d’une personne effrayée, puis de Peeves qui se matérialisa devant lui.
« Bah alors, Nickouille, on n’est pas dans le Club des Chasseurs Sans Tête ? Oh mais, c’est pas ton anniversaire de mot ? C’est glauque quand même un "anniversaire de mort" ! » le charria son interlocuteur.
Nick chassa d’un geste de la main les paroles de Peeves, comme s’il ne suffisait que de ça pour que ça ne le blesse pas. Le spectre retint la larme qui menaçait de s’écouler, et pressa le pas – ou plutôt le flot – pour aller se cacher dans un couloir qui, d’ordinaire, était vide, il n’y avait personne. Mais, bizarrement, aujourd’hui, ce soir, un petit garçon, qui devait bien avoir 14 ans, aux cheveux châtain et aux yeux était assis dans un coin, les genoux repliés contre son torse. Ce dernier n’était même pas déguisé, il portait seulement l’uniforme de Gryffondor. L’adolescent releva la tête au passage du fantôme, qui s’arrêta.
« — Nick-quasi-sans-Tête ? demande-t-il. Vous n’êtes pas déguisé ? Enfin, vous l’êtes toujours un peu à nos yeux. Je veux dire... Vous ne fêtez pas Halloween ?
— A quoi bon ? rétorque le spectre. Je ne fais peur à personne. »
C’était, techniquement, vrai. Il ne faisait peur à personne, et se sentait totalement inférieur aux autres fantômes du château, ou même du monde entier en général.
« — Oh si, confie l’enfant. A moi, vous me faîtes peur. »
La larme de Nick tomba.
« — C’est vrai ? l’interroge le fantôme, ébahi. »
L’adolescent hoche la tête, avant de s’écarter et de tapoter la place qu’il restait à côté de lui.
« — Bien sûr. Vous voulez vous asseoir ? Enfin, au moins vous mettre à côté de moi ? »
Nick s’exécute.
« — Merci, dit-il. Juste... Pourquoi n’es-tu pas avec tous tes copains, en train de faire le tour des bureaux et de fêter halloween ?
— Non, je... J’ai peur.
— Peur de quoi ?
— J’ai peur, c’est tout. »
Étrange, voilà ce que pense le spectre. Pourtant, il le comprend, au fond de lui. Il comprend ce mioche, et perd son regard dans le vide, comme s’il espérait trouver une réponse à ses questions.
« — Et vous, que faites-vous encore au château ? Vous ne fêtez pas Halloween avec vos copains fantômes ?
— Je n’ai pas de copains fantômes. Ils n’ont pas voulu de moi, au Club des Chasseurs Sans Tête.
— Oh. Je vois. » L’enfant marque une pause. « Au début, ma maman voulait que j’aille à Durmstrang, mais ils n’ont pas voulu. Et d’ailleurs, à juste titre, au vu de toutes les peurs que j’ai. Mais, au fond, on est bien ici, n’est-ce pas ?
— Oui, confirme Nick. On est bien, ici. »
Ce n’est pas totalement vrai aux yeux du fantôme, mais, en prenant du recul, il se rendit compte qu’il était bien là-bas. Car Poudlard est sa maison.


Commentaires
Ah ben enfin ! la nouvelle édition du gryff!
Bravo Liam pour cet article très sympa!
Il est super sympa ce conte, bravo Liam.