Sur les Pas de Godric Gryffondor

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Bonsoir messieurs, bonsoir mesdames !

Combien de fois avons-nous entendu en salle commune quelqu'un dire « Les valeurs c’est du pipeau, je suis un vrai couard, et pourtant, j’ai été admis chez les lions ! » ? Mes très chers lions, avez-vous donc oublié que Gryffondor n’est pas seulement la maison des courageux, mais de tous ceux qui partagent les valeurs de la chevalerie ? Avez-vous déjà entendu parler de l’épée de Godric Gryffondor ? Oui, bah je sais bien que vous en avez déjà entendu parler, ce que je voulais dire, c’est simplement qu’elle a depuis toujours incarné toutes ces belles valeurs. Alors prenez vos retourneurs de temps, je vous invite dans un voyage à travers les siècles sur les pas de l’épée de Godric Gryffondor !

► Au temps des créateurs :

Pouf, nous sommes arrivés ! La compagnie Rhaen Airlines espère que vous avez fait bon voyage. Nous voici donc au Xème siècle, et non, le monsieur un peu rabougri et barbu devant vous ce n’est pas Dumbledore, mais nul autre que le légendaire Godric Gryffondor ! A ce propos, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il avait besoin d’une épée alors qu’il peut régler le moindre de ses problèmes d’un coup de baguette ? Et bien, Godric Gryffondor était du genre assez susceptible, et ça lui arrivait très souvent de se crêper le chignon contre un peu tout le monde. Bruit de décapitation. Voilà, là par exemple, il vient de gagner son Duel contre un moldu. Sauf que le bougre avait beau avoir un mauvais caractère, il trouvait ça un peu injuste de combattre des moldus avec la magie. Cette épée a donc été forgée pour répondre à un sentiment de justice de la part de notre cher fondateur. Voilà justement l’une des premières valeurs de la chevalerie : « Apporter la justice à ceux qui ne peuvent la faire régner seule ». Ou comme le disait le grand Alexandre Astier : « Un grand homme ne se bat que pour la dignité des faibles ».

Godric : Je sais pas, j’aime pas les trois dernières saisons.

Comme quoi, même le plus grand des hommes a ses petits défauts.

 

► La Chambre des Secrets :

Messieurs mesdames, nous voici à présent dans la Chambre des Secrets, et vous avez devant vos yeux une scène assez insolite : Tom Jedusor qui est en fait Voldemort a envoyé son Basilic tuer Harry Potter. Mais Harry a sorti du Choixpeau Magique l'épée de Godric Gryffondor, et s'en est servi pour tuer la créature qui a eu le temps de lui infliger une blessure mortelle avant le trépas. Heureusement, les larmes de Fumseck le Phénix ont pu sauver notre héros d'une mort certaine.

Harry : Si on pouvait quand même appeler un médecin ça m’arrangerait.

Ça marche, on fait comme ça. Donc, pour les deux trois qui se demanderaient le rapport avec la Bretagne chevalerie. Le lien n’est pas évident, je vous l’accorde : cette scène renvoie directement aux rites de l’adoubement. C’est très compliqué de vraiment trier le réel et le mythe à propos de l’adoubement, tant les choses ont été romancées, mais d'après ce que j'ai pu comprendre d'une demi-heure de recherches — Chroniqueur au Gryff'time c'est avant tout un long travail d’investigation vous savez, l'adoubement correspondrait au moment où le chevalier oublie sa vie d'avant pour se concentrer sur la justice, en prêtant serment de protéger les faibles et défendre les valeurs de la chevalerie. C'est aussi, dans le folklore germanique, le moment où l’on remet pour la première fois au chevalier son épée. Or, à ce moment précis de son aventure, notre cher Harry vient de se montrer digne — aux yeux du Choixpeau, de brandir l'épée de Godric Gryffondor. N'oublions pas qu'il a su garder, à treize ans, son sang-froid contre le Basilic, et que son premier réflexe a été de secourir Ginny. De plus, le thème du renouveau, est particulièrement bien détaillé dans la scène, mais également tout le livre, renvoyant régulièrement au passé du château. N'oublions pas Fumseck le Phénix. En effet, la représentation symbolique de cette créature au nom snoop doggydesque est celle du renouveau cyclique et continuel. Quoi qu’il en soit, je vous laisse vous faire votre propre avis : symbolique cachée de l’adoubement, simple coïncidence ou complot des big pharmas pour nous cacher les vertus de la chloroquine, le mystère reste entier !

 

► Le retour de Voldemort :

Voici finalement la dernière étape de notre voyage avant le terminus : Voldemort a conquis la Grande-Bretagne, Ron est parti, et il ne reste plus qu'Hermione et Harry, seuls, dans une tente. C’est à ce moment-là qu’ils ont réellement commencé à se pencher sur les propriétés de l’épée de Gryffondor. Nous passerons sur sa symbolique très Arthurienne du fait qu’elle pourfende le mal, et ne nous concentrerons que sur ce qui nous intéresse vraiment : la romance entre Harry et Hermione dite Harmione. Mais ne me regardez pas comme ça, c’est pour l’enquête je vous dis !

Il y a toujours eu un mystère autour d’une potentielle tension amoureuse entre les deux héros à ce moment de l’histoire. Nous pourrions cependant faire le parallèle avec un passage très important du mythe de Tristan et Iseult — ou Yseult, c’est pas une science exacte. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette légende médiévale, c’est l’histoire de Yseult qui est censée se marier au roi de Cornouaille, mais tombe amoureuse de Tristan avec qui elle boit un philtre d’amour. Ils finissent par s’enfuir tous les deux mais le roi part à leur recherche. Une scène vraiment intéressante est celle où le roi découvre le camp où Tristan et Iseult dorment côte à côte, mais une épée plantée entre leurs deux corps, pour protéger leur chasteté. Dans ce passage de Harry Potter, l’épée de Gryffondor garde aussi, à sa manière, la chasteté entre les deux personnages. Alors bien sûr, elle n’est pas plantée entre eux deux pour leur couper tout désir, mais le fait que la plupart de leurs discussions et de leurs journées sont investies tournent autour de cette épée coupe toute ambiguïté à ce niveau — au niveau du chou rouge pour paraphraser notre bon roi Arthur.


En conclusion, vous l’aurez compris, que ces parallèles soient voulus au nom par J.K. Rowling, il est tout de même impossible d’entendre parler de l’épée de Godric Gryffondor sans que celle-ci oit accompagnée par l’une des valeurs de la chevalerie. Chers lions, vous qui rugissez la grandeur de votre auguste crinière, n’oubliez jamais mon secret : notre maison n’est pas celle du courage, car le courage ne nous sert à rien si l’on ne s’en sert pas pour combattre le mal et défendre les faibles. Notre maison est celle de ceux qui, avant tout, sont prêts à se sacrifier pour faire régner la justice.

 

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Commentaires

1. Le samedi 20 juin 2020, 13:31 par Tigibus

Rhaen c'est vraiment... génial. Tu as une très belle plume, je suis très content que tu aies rejoint l'équipe !
Et l'illustration est magnifique, Julius *-*

2. Le samedi 20 juin 2020, 15:56 par Séléné

Article très intéressant et avec quelques pointes d'humour très agréables *^* J'ai passé un bon moment de lecture, merci <3

3. Le samedi 20 juin 2020, 22:43 par Mily

Rhaen Airlines est à fuir absolument, le petit déjeuner était froid à s'en geler la langue, et les nombreuses turbulences ne m'ont fait que douter de la sureté de ma vie pendant tout le voyage. (aa) SINON TON ARTICLE, BOUAAH, qu'est-ce-que c'était cool à lire!!

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